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Rachat de crédit

Arrêt maladie de plusieurs mois : peut-on lancer un regroupement avant la reprise ?

Pour les propriétaires d’un bien immobilier

Indemnités journalières, complément de l'employeur, date de reprise : ce que lit le simulateur pendant un arrêt, et pourquoi attendre des bulletins de reprise.

Publié le 6 min de lecture

Rédigé par l'équipe FOUNDY sous la responsabilité d'Arthur Drumain, IOBSP niveau 1

Plusieurs crédits, plusieurs prélèvements, un budget qui déborde. Le rachat les regroupe en un seul crédit, avec une seule mensualité adaptée à vos revenus.

En bref

Un arrêt maladie n'interdit pas un regroupement, mais le moment compte. Pendant l'arrêt, le simulateur lit le revenu que vous déclarez, indemnités comprises, et ne projette pas la reprise ; à votre retour, vos trois derniers bulletins mêlent encore des mois d'arrêt et des mois de travail. Si vous tenez vos échéances, attendre deux ou trois bulletins de reprise complets est le plus sûr.

Si les mensualités ne sont déjà plus tenables, simulez dès maintenant avec le revenu réduit : c'est celui que le prêteur verra. La décision lui appartient.

Êtes-vous dans cette situation ?

  • Vous êtes salarié du secteur privé et en arrêt maladie depuis plusieurs mois, avec une reprise prévue.
  • Votre revenu est réduit (indemnités journalières, complément de l'employeur) mais vos mensualités n'ont pas changé.
  • Vous êtes propriétaire de votre résidence principale et vous gardez votre prêt immobilier.
  • Vous avez au moins deux crédits à la consommation en cours.
  • Vous vous demandez s'il faut regrouper maintenant ou après votre retour au travail.

Que touchez-vous pendant un arrêt de plusieurs mois ?

Pour un salarié du privé, deux sources se combinent. Voici les repères de service-public.fr (page vérifiée le 1er juin 2026) :

SourceRègle
Indemnités journalières (Sécurité sociale)50 % du salaire journalier de base, après 3 jours de carence ; salaire pris en compte plafonné à 1,4 fois le Smic (2 613,82 € par mois en 2026), donc 42,97 € bruts par jour au plus ; versées tous les 14 jours
Complément de l'employeurAvec un an d'ancienneté, après 7 jours de carence : 90 % de la rémunération brute, puis 66,66 %, chaque palier durant de 30 à 90 jours selon l'ancienneté
Convention collective ou prévoyancePeut prévoir plus favorable, par exemple le maintien intégral du salaire

Avec une ancienneté de 6 à 10 ans, le complément dure au plus 80 jours : 40 jours à 90 % puis 40 jours à 66,66 %. Au bout d'environ trois mois, il ne reste donc, sauf convention plus favorable, que les indemnités journalières. C'est ce palier qui pèse sur le budget d'un arrêt de quatre mois.

Ce que lisent le simulateur et le prêteur à chaque stade

StadeCe que lit le simulateurCe que montrent vos pièces
Pendant l'arrêtLe revenu déclaré, indemnités et allocations comprisesDes bulletins à salaire réduit ou à indemnités
Premières semaines de repriseVotre revenu déclaré d'aujourd'huiDes bulletins qui mêlent arrêt et travail
Deux ou trois bulletins après la repriseVotre revenu habituelDes bulletins complets

Le parcours standard du simulateur ne pose aucune question sur l'arrêt ni sur la date de reprise. Le dossier réclame ensuite les trois dernières fiches de paie et le dernier avis d'imposition. Ce que l'établissement retient de ces bulletins, il le décide. Notre conseil, une prudence et non une règle : attendre que les trois derniers bulletins soient des bulletins de reprise pour que le dossier montre votre revenu habituel.

Attendre la reprise, ou simuler dès maintenant ?

  • Attendre si vous tenez vos échéances avec vos indemnités et votre épargne : vous évitez d'allonger la durée de vos crédits pour une baisse de revenu provisoire.
  • Simuler tout de suite si les prélèvements sont déjà rejetés ou si le reste à vivre ne suffit plus : déclarez le revenu réduit et vos allocations.
  • Demander un répit en attendant : votre assureur peut prendre des mensualités en charge si le contrat prévoit la circonstance, et votre prêteur peut accorder un report, sans y être obligé (service-public.fr). Vos crédits déjà signés restent des contrats en cours quand la réforme du crédit à la consommation s'applique, le 20 novembre 2026.

Exemple chiffré

Prenons un exemple fictif : Thomas et Élodie, 44 et 42 ans, mariés, quatre enfants. Thomas, agent titulaire de la fonction publique territoriale, gagne 2 500 € nets ; Élodie, en CDI à temps partiel, 1 400 € ; les allocations apportent environ 600 €. Leur maison est estimée 280 000 € ; il reste 120 000 € sur leur prêt à 1,6 % (820 € par mois), qu'ils gardent. Leurs crédits conso : 15 000 € (350 €), 9 000 € (220 €) et 6 000 € (200 €), soit 30 000 € et 770 € par mois. Hypothèses d'exemple : Élodie a 7 ans d'ancienneté et un salaire brut de 1 800 € ; elle est en arrêt depuis quatre mois, soit des indemnités journalières d'environ 900 € bruts par mois, le complément de l'employeur étant épuisé.

SituationRevenus du foyerMensualitésEndettement
Avant l'arrêt4 500 €1 590 €35 %
Arrêt, indemnités seules, allocations comprisesenviron 4 000 €1 590 €40 %
Arrêt, sans les allocationsenviron 3 400 €1 590 €47 %

Le ratio hypothécaire d'une hypothèque de deuxième rang serait de (30 000 + 120 000) / 280 000, soit 54 %. Dans le simulateur, des formules avec et sans hypothèque ressortent aussi bien avec le revenu d'avant qu'avec les indemnités, à condition de déclarer les 600 € d'allocations ; sans elles, la liste se réduit. Le simulateur calcule la mensualité et l'exemple représentatif complet. Rappel : une mensualité plus légère s'accompagne d'un allongement de la durée et peut augmenter le coût total.

Dans quels cas ce n'est pas pour vous

  • Votre arrêt n'a pas de date de fin connue, ou débouche sur un mi-temps thérapeutique ou une invalidité : le revenu final reste à connaître avant de simuler.
  • Le revenu net de votre foyer, indemnités comprises, est nettement sous 1 500 € : il ne reste que les formules sans plancher.
  • L'arrêt a déjà provoqué des rejets de prélèvement non régularisés : dans l'exemple, deux rejets divisent la liste de formules par deux environ.
  • Votre difficulté est ponctuelle : un report de mensualités ou la prise en charge par l'assurance suffit peut-être.

Questions fréquentes

Je suis en arrêt maladie depuis quatre mois : puis-je regrouper mes crédits dès maintenant ?

Oui, si le revenu net du foyer reste d'environ 1 500 € ou plus et laisse le reste à vivre demandé. Déclarez le revenu réellement perçu. Si vos échéances sont tenues, attendre vos premiers bulletins de reprise rend le dossier plus lisible.

Les indemnités journalières comptent-elles comme un revenu pour un regroupement de crédits ?

Dans le simulateur, vous déclarez le revenu que vous touchez, indemnités comprises, et il le lit tel quel. L'établissement lit ensuite vos bulletins et vos relevés d'indemnités, et décide de ce qu'il retient.

Mon employeur complète mon salaire pendant l'arrêt : jusqu'à quand ?

Avec un an d'ancienneté, après 7 jours de carence, il verse 90 % puis 66,66 % de la rémunération brute, pendant 30 à 90 jours à chaque palier selon l'ancienneté, soit 80 jours au plus pour 6 à 10 ans. Votre convention collective peut prévoir mieux.

Combien de bulletins de reprise faut-il attendre après un arrêt maladie ?

Aucun texte ne fixe un nombre. Le dossier réclame les trois dernières fiches de paie : notre conseil est d'en avoir deux ou trois de reprise complète, pour que le dossier montre votre revenu habituel.

Puis-je demander un report de mensualités pendant mon arrêt maladie ?

Vous pouvez le demander à votre prêteur, qui n'est pas obligé d'accepter, et solliciter votre assureur si le contrat de crédit prévoit la maladie. Un Point conseil budget peut aussi vous aider à faire le point.

Pour voir ce que votre revenu d'aujourd'hui ouvre, lancez la simulation de regroupement de crédits : elle est gratuite et sans engagement. Un conseiller vous répond sous 48 h ouvrées.

Pour aller plus loin : l'espace propriétaires, toutes les situations de baisse de revenus, la maladie grave d'un conjoint, l'arrêt maladie d'un artisan et le principe de regrouper sans toucher à son prêt immobilier.

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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

La baisse de la mensualité s'accompagne d'un allongement de la durée de remboursement et peut augmenter le coût total du crédit.

Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent.

Avec FOUNDY : le profil que nous accompagnons le mieux

  • Propriétaire d'un bien immobilier, le plus souvent sa résidence principale : la garantie sur ce bien ouvre l'accès aux meilleurs taux et aux montants les plus élevés.
  • En CDI, fonctionnaire ou retraité, avec des revenus stables et prouvables.
  • Vivant en France, y compris les frontaliers qui travaillent en Belgique, au Luxembourg ou en Suisse.

FOUNDY s'adresse d'abord aux propriétaires d'un bien immobilier. Sans bien à mettre en garantie, les solutions se limitent à un crédit sans garantie, accordé sur des revenus stables. Vérifiez ce qui est possible pour vous sur foundy.fr/simulateur.

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