Taux moyen pondéré des crédits : quand regrouper son prêt immobilier devient intéressant
Pour les propriétaires d’un bien immobilier
Calculez le taux moyen pondéré de vos crédits, avec un exemple chiffré, et voyez quand inclure votre prêt immobilier dans un regroupement de crédits.
Rédigé par l'équipe FOUNDY sous la responsabilité d'Arthur Drumain, IOBSP niveau 1
En bref
Le taux moyen pondéré de vos crédits est la moyenne de leurs taux, chaque taux comptant à proportion du capital qu'il reste à rembourser. On le calcule en multipliant chaque capital restant dû par son taux, en additionnant les résultats, puis en divisant par le total des capitaux restant dus.
Ce chiffre permet de comparer ce que vous payez aujourd'hui au taux d'une offre de regroupement. Un prêt immobilier à taux bas tire la moyenne vers le bas et cache le coût de vos crédits à la consommation : pour décider quoi regrouper, calculez la moyenne des seuls crédits concernés, puis celle de l'ensemble.
Comment calculer le taux moyen pondéré de ses crédits ?
Pour chaque crédit, relevez le capital restant dû et le taux sur votre tableau d'amortissement ou votre dernier relevé. Pour un crédit renouvelable, prenez la somme réellement utilisée, pas le plafond autorisé.
- Multipliez le capital restant dû de chaque crédit par son taux : vous obtenez, à peu près, les intérêts d'une année.
- Additionnez ces intérêts annuels.
- Additionnez les capitaux restant dus.
- Divisez le premier total par le second.
On pondère par le capital restant dû, et non par la mensualité ni par le capital emprunté au départ : un crédit presque remboursé pèse peu, un crédit récent pèse beaucoup.
Utilisez le même type de taux des deux côtés. Le taux débiteur ne compte que les intérêts ; le TAEG (taux annuel effectif global) y ajoute les frais, l'assurance et la garantie exigés pour obtenir le crédit (articles L314-1 et suivants du Code de la consommation). Comparez donc un taux débiteur à un taux débiteur, ou un TAEG à un TAEG.
À quoi sert ce taux quand on envisage un regroupement ?
Comparez le taux moyen pondéré des crédits que vous pensez regrouper au taux débiteur de l'offre, puis à son TAEG pour y intégrer les frais. À durée égale, une offre moins chère réduit le coût de ces crédits ; une offre plus chère l'augmente. Un point d'écart sur 50 000 € représente environ 500 € d'intérêts la première année.
Deux précautions. Le calcul ignore la durée : allonger la durée baisse la mensualité, mais augmente le coût total, même à taux identique. Il ignore aussi les frais, qui viennent en déduction de l'économie : frais de dossier, garantie et indemnités de remboursement anticipé. La loi plafonne ces indemnités à 1 % du capital remboursé pour un crédit à la consommation (0,5 % s'il reste un an ou moins) et, pour un prêt immobilier, à six mois d'intérêts, sans dépasser 3 % du capital restant dû. Voir les frais d'un rachat de crédit.
Faut-il inclure son prêt immobilier dans le calcul ?
Pour mesurer le coût de l'ensemble de votre dette, oui. Pour décider de ce que vous regroupez, calculez deux moyennes : une avec le prêt immobilier, une sans. Si son taux est inférieur à celui de l'offre, l'inclure fait monter le coût de cette partie de votre dette ; s'il est supérieur, et si l'économie couvre les frais, l'inclure peut se justifier, tant que son poids reste sous le seuil de 60 % expliqué ci-dessous. Voir l'intégration du crédit immobilier dans un rachat.
Un seuil légal s'ajoute. Quand le prêt immobilier dépasse 60 % du montant total de l'opération (article R314-18), le regroupement relève du crédit immobilier ; en deçà, du crédit à la consommation. Un regroupement garanti par une hypothèque sur un logement relève aussi du crédit immobilier, quel que soit son objet (article L314-12).
Exemple chiffré
Prenons un exemple fictif : Julien et Camille, 41 et 39 ans, mariés, deux enfants. Leur maison, achetée en 2019, est estimée à 360 000 € et leurs revenus nets mensuels atteignent 7 000 €. Il leur reste 210 000 € à rembourser sur leur prêt immobilier, à 1,2 %, avec une mensualité de 1 050 €. Ils ont aussi trois crédits renouvelables (14 000 €, 10 000 € et 8 000 €) et un prêt auto de 18 000 €, soit 1 350 € de mensualités. Leur endettement actuel est de 34 % : (1 050 + 1 350) ÷ 7 000. Ils veulent solder les renouvelables, financer 20 000 € de travaux (isolation et cuisine) et garder leur prêt à 1,2 %. Les taux des crédits à la consommation sont ceux de l'exemple.
| Crédit | Capital restant dû | Taux | Intérêts sur un an (environ) |
|---|---|---|---|
| Prêt immobilier | 210 000 € | 1,2 % | 2 520 € |
| Prêt auto | 18 000 € | 4,9 % | 882 € |
| Renouvelable A | 14 000 € | 8,4 % | 1 176 € |
| Renouvelable B | 10 000 € | 7,9 % | 790 € |
| Renouvelable C | 8 000 € | 8,5 % | 680 € |
| Quatre crédits à la consommation | 50 000 € | 7,06 % | 3 528 € |
| Les cinq crédits | 260 000 € | 2,33 % | 6 048 € |
La moyenne des cinq crédits (2,33 %) paraît confortable. Celle des crédits à la consommation atteint 7,06 % : c'est elle qui compte. À durée égale, une offre dont le TAEG est inférieur à 7,06 % réduit le coût de ces 50 000 €. Les 20 000 € de travaux sont un besoin nouveau, qui ne se compare à aucun crédit existant.
- Crédits repris : 50 000 €, plus 20 000 € de travaux, soit 70 000 € ; prêt immobilier gardé, avec son taux de 1,2 %.
- Garantie : avec ou sans hypothèque de 2e rang, le simulateur présente les deux familles d'offres.
- Durée envisagée : 15 ans.
- Ratio hypothécaire (LTV, le total des dettes garanties par le bien divisé par sa valeur) : (70 000 + 210 000) ÷ 360 000, soit 78 %.
- Endettement : les 1 350 € de mensualités deviennent une seule mensualité, plus basse si la durée s'allonge, avec un coût total qui peut augmenter.
Si Julien et Camille incluaient aussi leur prêt immobilier, l'immobilier pèserait 75 % de l'opération (210 000 € sur 280 000 €). Au-dessus de 60 %, le simulateur ne retient aucune offre, à 15, 20 comme à 25 ans. Le simulateur calcule la mensualité et l'exemple représentatif complet.
Que fait le simulateur FOUNDY de ces chiffres ?
Pour chaque crédit à regrouper, le simulateur vous demande le type, le capital restant dû et la mensualité, mais pas le taux : ce calcul est donc à faire de votre côté, avec les tableaux d'amortissement que votre conseiller vous demandera de toute façon. Il calcule ensuite la part de l'immobilier et la compare au seuil de 60 %. Sous ce seuil, il présente des offres sans garantie et avec hypothèque ; à partir de 60 %, il n'en retient aucune pour Julien et Camille.
Garder le prêt à 1,2 % n'est donc pas seulement une affaire de taux : c'est aussi ce qui évite de franchir un seuil au-delà duquel le simulateur ne présente plus d'offre. Notre guide pour garder son prêt immobilier et regrouper le reste explique les deux voies.
Dans quels cas ce n'est pas pour vous
- Vous n'avez qu'un seul crédit à la consommation : rien à pondérer, comparez directement son taux à celui de l'offre. Plusieurs offres du simulateur exigent d'ailleurs au moins deux crédits à regrouper.
- Vos crédits sont à taux variable : la moyenne change à chaque révision.
- Vous cherchez avant tout une mensualité plus légère : le taux moyen ne dit rien de la mensualité ni du coût total.
- Vous avez un prêt à taux zéro ou un prêt aidé : il abaisse la moyenne, mais il se garde. Voir PTZ ou prêt Action Logement en cours.
- Un de vos crédits se termine dans quelques mois : ses intérêts restants sont faibles.
Questions fréquentes
Comment calculer le taux moyen pondéré de mes crédits ?
Multipliez le capital restant dû de chaque crédit par son taux, additionnez les résultats, puis divisez par la somme des capitaux restant dus. Par exemple, 50 000 € de crédits qui coûtent 3 528 € d'intérêts sur un an donnent un taux moyen pondéré de 7,06 %. Pondérez toujours par le capital restant dû, jamais par la mensualité.
J'ai un prêt immobilier à 1,2 % : doit-il entrer dans le calcul ?
Faites deux calculs, un avec et un sans. La moyenne de l'ensemble mesure le coût global de votre dette ; celle des seuls crédits à la consommation sert à choisir ce que vous regroupez. Un prêt immobilier dont le taux est inférieur à celui de l'offre se garde : l'inclure ferait monter le coût de cette partie de votre dette.
Faut-il utiliser le taux débiteur ou le TAEG ?
Utilisez le même taux des deux côtés. Le taux débiteur ne compte que les intérêts ; le TAEG y ajoute les frais, l'assurance et la garantie exigés pour obtenir le crédit. Comparer le TAEG de l'offre au taux moyen pondéré de vos crédits donne un test prudent.
À partir de quel écart de taux un regroupement devient-il intéressant ?
Il n'existe pas de seuil universel. Comparez à durée égale : multipliez l'écart de taux par le capital regroupé pour estimer l'économie d'intérêts d'une année, puis mettez-la en regard des frais de dossier, de la garantie et des indemnités de remboursement anticipé.
Passer du calcul à la simulation
Une fois vos deux moyennes calculées, lancez la simulation gratuite : elle indique si une offre ressort pour votre situation, avec ou sans votre prêt immobilier. Un conseiller vous répond sous 48 h ouvrées et présente votre dossier aux établissements prêteurs auxquels il peut l'être. La décision appartient au prêteur.
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Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
La baisse de la mensualité s'accompagne d'un allongement de la durée de remboursement et peut augmenter le coût total du crédit.
Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent.
Avec FOUNDY : le profil que nous accompagnons le mieux
- Propriétaire d'un bien immobilier, le plus souvent sa résidence principale : la garantie sur ce bien ouvre l'accès aux meilleurs taux et aux montants les plus élevés.
- En CDI, fonctionnaire ou retraité, avec des revenus stables et prouvables.
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